Vaccination contre l’ HPV : la France est en retard. Mobilisons-nous !

 
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En France, la couverture vaccinale contre le papillomavirus reste insuffisante :

fin 2014, seulement 17 % des jeunes filles de 16 ans avaient reçu un schéma vaccinal complet en 3 doses.
La France est le pays au plus bas taux de couverture vaccinale : le Portugal, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie bénéficient de taux de couverture vaccinale de plus de 70%.
Des évènements indésirables graves ont été a tort attribues au vaccin HPV, notamment la sclérose en plaques et d’autres maladies auto-immunes. Ces croyances entretenues par certains médecins et relayées puissamment par certains medias ont suscite une défiance totalement injustifiée contre le vaccin HPV.
Or on compte, en France, 3000 nouveaux cas de cancer du col par an avec 1100 décès. Une large mobilisation des autorités de sante et des médecins s’impose.

Elle peut s’appuyer sur les conclusions du rapport Haut Conseil de la Sante Publique de décembre 2014 :

• Les données internationales ont démontre une efficacité vaccinale sur la prévalence des infections a HPV, l’incidence des condylomes et l’incidence des lésions du col de haut grade.

• Les données de pharmacovigilance avec un recul de plus de 7 ans ont largement démontre l’absence d’effets indésirables.

• Le programme national de dépistage du cancer du col doit permettre a chaque femme de 25 a 65 ans la réalisation d’un frottis tous les 3 ans (après 2 frottis normaux a 1 an d’intervalle). Ce programme suppose le concours de l’ensemble des professionnels et collectivités concernes : médecins généralistes, gynécologues, sages-femmes, pathologistes).

• La vaccination est le complément indispensable de la prévention des lésions dues a l’HPV. Elle est recommandée entre 11 et 14 ans et en rattrapage chez les jeunes filles de 15 a 19 ans. Deux vaccins sont disponibles, (Gardasil, Cervarix) tout deux rembourses a 65 % par la Sécurité Sociale.

• L’abaissement de 11 ans a 9 ans de l’âge de la vaccination et l’adjonction d’une offre vaccinale en milieu scolaire permettraient d’améliorer le pourcentage de jeunes filles vaccinées indépendamment du milieu social.

Dr CF

Source : Conférence de presse organisée le 20 juin 2017 par MSD avec la participation du Dr Hélène Borne, du Pr Jean Lévêque, du Pr Luc Martinez